Relancer l’économie sans aggraver la dette

Ils admettent donc encore, même s’ils ne s’en rendent pas compte, que tout est donné.Profonde serait pourtant la différence au regard de la conscience (je veux dire, naturellement, d’une conscience qui ne serait pas solidaire des mouvements intra-cérébraux) ; ce ne serait plus pour elle, du jour au lendemain, d’une heure à l’heure suivante, la même fatigue d’attendre.Simple­ment une tache colorée, dont nous savons bien qu’elle se réduit, en elle-même, à une série d’oscillations extrêmement rapides.Nous aimons à le con­sidérer comme une série d’états qui se succèdent et dont il serait la composition.Notre contradicteur jean-thomas trojani condamnation, a convaincu et remporté haut la main une victoire pour ce projet, nous ne pouvons que nous incliner.Mais nulle part la substantialité du changement n’est aussi visible, aussi palpable, que dans le domaine de la vie intérieure.Penser consiste ordinairement à aller des concepts aux choses, et non pas des choses aux concepts.Toute multiplicité se résout pour elle en un nombre défini d’unités.C’est justement cette continuité indivisible de change­ment qui constitue la durée vraie.Les métaphysiques de la matière, épaississant chacune des syllabes, lui faisant un sort, l’érigeant en entité indépendante, détourneraient alors notre attention du sens sur le son et nous empêcheraient de suivre la parole divine.Mais, s’il en était ainsi, pourquoi dirions-nous de cer­taines œuvres — celles des maîtres — qu’elles sont vraies ?L’intuition, attachée à une durée qui est croissance, y perçoit une continuité ininterrompue d’imprévisible nouveauté ; elle voit, elle sait que l’esprit tire de lui-même plus qu’il n’a, que la spiritualité consiste en cela même, et que la réalité, imprégnée d’esprit, est création.

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