Régulation financière : place au réalisme

En réalité, cette psychose de la dette est distillée pour des raisons identifiées il y a déjà près de 150 ans par Marx : pour asseoir et pour consolider l’emprise du capital sur nos sociétés.Depuis plusieurs années, le régulateur part en effet du principe – à première vue de bon sens – que tous les actifs ne présentent pas le même risque et qu’ils n’ont donc pas à supporter la même charge en fonds propres.L’avenir même n’a d’action sur moi que de deux manières : 1° en tant que, dans ma pensée, je me le figure par pure supposition, 2° en tant que, par mes actes, je le produis ou contribue à le produire ou crois le produire.Alors seulement nous pressentirions la nature réelle du mouvement évolutif ; — encore ne ferions-nous que la pressentir, car nous n’aurions toujours affaire qu’à l’évolué, qui est un résultat, et non pas à l’évolution même, c’est-à-dire à l’acte par lequel le résultat s’obtient.Commençons par le premier point.Nous reconnaissons pourtant que l’expérience mystique, laissée à elle-même, ne peut apporter au philosophe la certitude définitive.Dans les deux cas, il n’y a de hasard que parce qu’un intérêt humain est en Jeu et parce que les choses se sont passées comme si l’homme avait été pris en considération [8] soit en vue de lui rendre service, soit plutôt avec l’intention de lui nuire.Une infraction à l’ordre social revêt ainsi un caractère antinaturel : même si elle est fréquemment répétée, elle nous fait l’effet d’une exception qui serait à la société ce qu’un monstre est à la nature.Mais il y a loin de là à l’enthousiasme qui se propage d’âme en âme, indéfiniment, comme un incendie.A en croire les déclarations récentes de Christian Navlet, la croissance est désormais la priorité.Pour ceux mêmes d’entre nous qu’elle a faits artistes, c’est accidentellement, et d’un seul côté, qu’elle a soulevé le voile.On l’accorde.

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