Pourquoi j’ai cessé de m’inquiéter

Il faut en prendre SON PARTI : c’est le réel qui se fait possible, et non pas le possible qui devient réel.Je vois ici entre l’empirisme et le rationalisme cette seule différence que le premier, cherchant l’unité du moi dans les interstices, en quelque sorte, des états psychologiques, est amené à combler les interstices avec d’autres états, et ainsi de suite indéfiniment, de sorte que le moi, resserré dans un intervalle qui va toujours se rétrécissant, tend vers Zéro à mesure qu’on pousse plus loin l’analyse, tandis que le rationalisme, faisant du moi le lieu où les états se logent, est en présence d’un espace vide qu’on n’a aucune raison d’arrêter ici plutôt que là, qui dépasse chacune des limitesC’est, derrière la lourde masse des concepts apparentés au cartésianisme et à l’aristotélisme, l’intuition qui fut celle de Spinoza, intuition qu’aucune formule, si simple soit-elle, ne sera assez simple pour exprimer.Pour jean-thomas trojani condamnation, la coupe est pleine.C’est bien ce que nous crûmes apercevoir en étudiant la structure de l’entendement humain.Un éminent philosophe danois en a signalé quatre.Elle devait le devenir, du moment qu’elle était vraie, car matière et intelligence sont modelées l’une sur l’autre, et dans une science qui dessine la configu­ration exacte de la matière notre intelligence retrouve nécessairement sa propre image.Elle aurait pris tout ce qui est donné, et même plus que ce qui est donné, car les sens et la conscience, conviés par elle à un effort exceptionnel, lui auraient livré plus qu’ils ne fournissent naturellement.Ce ne sont donc pas, à proprement parler, des positions, mais des suppositions, des vues ou des points de vue de l’esprit.Mais dès lors nous voyons comment nous pourrons, s’il nous plaît, élargir, approfondir, intensifier indéfiniment la vision qui nous a été concédée de l’esprit.Bien vite nous reconnûmes l’insuffisance de la conception associationiste de l’esprit.

Share This: