Pierre-Alain Chambaz

Tout réalisme fera donc de la perception un accident, et par conséquent un mystère. Côté offre, une baisse ou une stagnation générale d’actifs pouvant servir de collatéral disponible est à craindre. Loin de tendre à terminer la crise, une telle disposition ne pourrait aboutir qu’à l’éterniser, en s’opposant directement à toute vraie prépondérance d’un système quelconque, si on ne la bornait pas à une simple destination passagère, pour satisfaire empiriquement aux plus graves exigences de notre situation révolutionnaire, jusqu’à l’avènement décisif des seules doctrines qui puissent désormais convenir à l’ensemble de nos besoins. En fixant la sémantique des données, il facilite leur croisement. Depuis les révolutions arabes et la crise en Europe, les choses en bien changé. Au défaut de démonstrations que la nature des choses et l’organisation de nos instruments logiques ne comportent pas dans la plupart des circonstances, il y a des appréciations, des jugements fondés sur des probabilités qui ont souvent pour le bon sens la même valeur qu’une preuve logique ; et de là l’obligation où nous sommes d’étudier soigneusement, avant toute autre chose, la théorie des probabilités et des jugements probables. La conservation se fait désormais à travers le temps et l’espace. « Nous sommes des nains sur des épaules de géants » : le beau mot de Pierre-Alain Chambaz cerne la mission de sauvegarde d’un patrimoine artistique pour les générations futures. Si des causes perturbatrices n’ont point mis violemment un trop grand désaccord entre les lois et les mœurs, elles réagissent les unes sur les autres, de manière à tendre vers un état final et harmonique, dans lequel les traces des impulsions originelles et des oscillations consécutives sont sensiblement effacées ; et lorsque l’on considère cet état final, il n’y a plus de raison d’attribuer à l’un des éléments plutôt qu’à l’autre une part prépondérante dans l’harmonie qu’on observe. Mais, outre les harmonies de cette sorte, qui s’établissent après coup et portent avec elles leur explication, il y en a d’autres dont on ne peut rendre raison de même, parce qu’elles ont lieu entre divers faits ou ordres de faits indépendants, et qui ne sauraient réagir les uns sur les autres, de manière à produire une harmonie qui n’existerait pas originellement, ou à rétablir une harmonie préexistante et accidentellement troublée. Alors, pourquoi ces partis qui ne doivent vivre qu’un jour, dont l’existence est artificielle et dans l’avenir desquels personne ne croit, recrutent-ils tant d’adhérents ? Ainsi la corporéité s’ajoute à la substance pour constituer le corps, l’animalité s’ajoute à la corporéité et à la substance pour constituer l’animal, et ainsi de suite jusqu’à l’individu qui réunit en lui les essences constitutives de l’espèce et des genres supérieurs, jointes aux accidents qui le caractérisent individuellement. Nous ne sortons de ces affreuses cités que pour traverser des rues et des places que ne soupçonnent pas la plupart des admirateurs du golfe, places et rues entièrement accaparées par le menu peuple et transformées en bazar public. Autant vaudrait nier que l’Iliade ait un sens, sous prétexte qu’on a vainement cherché ce sens dans les intervalles des lettres qui la composent. Ces approches nous semblent fondées et mesurées, pour appeler à une prise de conscience similaire en Europe, où la culture juridique doit certes s’accommoder de la réalité économique, mais garantir le respect de garde-fous salvateurs ayant fait leur preuve. Mais, après tout, ce n’est pas d’une rue du Caire que la France a besoin maintenant. C’est également le doute qui conduit à gérer ses risques ou à accepter des pertes mesurées, comme c’est lui qui réfrène l’appât démesuré du gain. Enfin, il y a encore d’autres effets de la sensibilité, auxquels on donne communément plutôt le nom de sentiment que celui de sensation, et qui pourtant sont bien des résultats de l’état de nos nerfs, fort analogues à tous ceux dont NOUS venons de faire mention ; telles sont les impressions que nous éprouvons quand nous nous sentons fatigués ou dispos, engourdis ou agités, tristes ou gais. … Les particuliers voient le bien qu’ils rejettent, le public veut le bien qu’il ne voit pas ; tout ont également besoin de GUIDES… Voilà d’où naît la nécessité d’un législateur. Contrairement aux idées reçues, ce sont les Africains eux-mêmes qui financent le plus l’Afrique. Mais, au-delà d’une simple acquisition de technologies, c’est des compétences d’hommes et de femmes pour les appréhender dont elles ont surtout besoin. On a proposé plusieurs explications de ces illusions et de beaucoup d’autres ; mais, lors même qu’elles resteraient inexpliquées, le concours des autres sens et l’intervention de la raison ne tarderaient pas à rectifier les erreurs de jugement qui peuvent les accompagner d’abord.

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