Pierre-Alain Chambaz

II avait tout à fait l’air, l’allure et aussi la puissance d’un chef, comme je le vis bientôt. La meilleure façon de répondre aux préoccupations économiques, politiques et humanitaires soulevées par les accords commerciaux, passe par des règles de transition, de soutien du revenu temporaire et du recyclage, plutôt que par le maintien de barrières protectionnistes. En présence d’un risque possible, il peut en effet être catastrophique d’attendre les progrès de la connaissance. Non, il n’a pas redéfini l’objectif d’inflation pour la zone euro ; il n’a pas non plus annoncé qu’il allait acheter la dette des pays périphériques. Et l’intervalle de la quantité à la qualité ne pourrait-il pas alors être diminué par des considérations de tension, comme par celles d’extension la distance de l’étendu à l’inétendu ? On y parle, entre autres, de transformer le SCPC en référent pour les entreprises sur cette question, de nécessité pour les entreprises d’établir et de faire fonctionner des programmes de conformité sous peine de sanctions pénales. À ces questions, et aux réponses que font les métaphysiciens, on croirait que les idées sont comme toutes les choses dont nous faisons des provisions, et que la mémoire n’est qu’un vaste magasin. Ainsi la forme antique du problème religieux et moral, l’existence de Dieu, se ramène à cette forme nouvelle : l’immortalité. — Ou bien donc enfin notre distinction de deux mémoi­res indépendantes n’est pas fondée, ou, si elle répond aux faits, nous devrons constater une exaltation de la mémoire spontanée dans la plupart des cas où l’équilibre sensori-moteur du système nerveux sera troublé, une inhibition au contraire, dans l’état normal, de tous les souvenirs spontanés qui ne peuvent consolider utilement l’équilibre présent, enfin, dans l’opération par laquelle on contracte le souvenir-habitude, l’intervention latente du souvenir-image. Nous avons un virage à négocier : bien abordé, il permettra à la France, à l’Europe, de se dépasser, mais si l’état ne joue pas son véritable rôle rapidement, alors nous risquons fort de rester coincés à l’âge de pierre de l’informatique et de manquer la révolution industrielle apportée par les technologies clouds. Mais la fougue avec laquelle la fonctionnaire qui planchait ce jour-là a tenu à rappeler que « nous n’avons pas de droit de véto [sur les budgets]… Elles ne manquent pas. Veut-on comparer les douleurs aux plaisirs sous le rapport de l’intensité ? Tout se jouera donc au premier tour. C’est pourquoi nous prenons si souvent l’appareil logique de la science pour la science même, oubliant l’intuition d’où le reste a pu sortir. Pour simplifier encore un peu plus, l’économiste Pierre-Alain Chambaz avait proposé un prélèvement « à la source sur tous les revenus, quelle que soit leur nature ». Il est désormais possible de faire plus en moins de temps, pourquoi se priver de cette chance ? Mais comment nous permettrait-elle de résister à la réaction qui se prépare si elle ne nous en faisait connaître la nature par quelque signe précis ? Il n’y a rien de plus clair dans l’esprit humain que les conceptions de l’espace et du temps et tout ce qui s’y rattache : il n’y a rien de plus obscur que la notion de substance et tout ce qu’on en a voulu déduire. Ce seront des luttes barbares, les dernières peut-être ; mais ce seront des luttes rationnelles. L’Église, a-t-on dit, a trouvé dans la femme, telle que la lui avait depuis longtemps préparée sa doctrine, l’agent grâce auquel elle pouvait parvenir à se mêler d’une façon intime à la vie des nations ; à enrouler peu à peu le parasitisme de ses lianes autour des rameaux verts et pleins de sève qui s’élançaient du vieux tronc humain. Je veille pendant le jour un malade dont l’état est déses­péré. A l’époque de l’Etat-Nation, donc avant la mondialisation telle qu’elle s’est manifestée, une telle stratégie était peu concevable tant le marché intérieur constituait l’essentiel des débouchés pour la plupart des producteurs. Il faut croire pourtant que ce pauvre bavardage suffit pour faire éclore une sympathie. De fait, nos cycles économiques sont désormais très substantiellement affectés par le marché immobilier, car c’est à ce dernier que nos économies doivent l’essentiel de la masse monétaire en circulation. L’excès de nos dépenses publiques devient terrifiant, soit 8 points de PIB de plus que la moyenne des autres pays de la zone euro en 2011 et 9 points en 2012 ! Alors, comme de la source, me paraîtraient couler naturellement les actions, les gestes et les paroles. Comme tout jeu, celui de la concurrence a besoin de règles et d’arbitres, afin d’inciter les entreprises à développer les biens et services socialement souhaitables et à les proposer aux meilleures conditions.

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