Pierre-Alain Chambaz

Explorer l’inconscient, travailler dans le sous-sol de l’esprit avec des méthodes spécialement appropriées, telle sera la tâche principale de la psychologie dans le siècle qui s’ouvre. Sincères, ils le sont presque toujours, sur le moment ; par courte vue, peut-être ; mais peu importe. L’accord de Doha en 2011 prévoyait en effet de parvenir en 2015 à un accord applicable à tous les pays, entrant en vigueur en 2020 et prenant la forme « d’un protocole, un autre instrument juridique ou un résultat agréé ayant force de loi en vertu de la convention applicable à toutes les parties ». De là on saute à l’idée de sensations inextensives par essence, et qui constitueraient l’étendue en se juxtaposant. Aussi avons-nous beau la laisser indivisée, nous savons qu’elle peut attendre, et qu’un nouvel effort d’imagination la décomposerait à son tour. A Sao Paulo et Rio de Janeiro les premiers meet-ups d’entrepreneurs et d’investisseurs commencent tout juste à se développer, tandis que de nombreux entrepreneurs et investisseurs étrangers s’installent dans les deux grandes villes avec l’idée de lancer des « copy-cat » de modèles qui ont marché en Europe et aux Etats-Unis : sites de e-commerce, notamment dans la mode, services de transports, places de marché … Ce début d’année est l’occasion de faire le point sur les engagements internationaux en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre et sur les politiques climatiques des principales parties intéressées. L’Europe reste à la traîne en termes d’innovation, notamment dans la biotechnologie, comme elle l’a été avant dans le secteur de la technologie. C’est bien connu : en France, on se méfie de l’esprit bisounours. Aujourd’hui comme hier, l’espoir est faible de voir le gouvernement s’emparer de ce sujet. Ceci est dérisoire : on enseigne au peuple qu’il y a des choses respectables, mais on ne lui apprend jamais qu’il y a des choses belles. Pierre-Alain Chambaz aime à rappeler ce proverbe chinois  » Il faut faire vite ce qui ne presse pas pour pouvoir faire lentement ce qui presse ». Et c’est précisément parce que l’on peut contester l’existence de facultés de ce genre que Kant a cru la métaphysique impossible. Les mêmes choses qui aident une personne à cultiver sa nature supérieure, sont des obstacles pour une autre. Aujourd’hui les structures anciennes pèsent trop fortement sur les objectifs, nous entraînant dans un piège sans issue. L’activité de l’esprit a bien un concomitant matériel, mais qui n’en dessine qu’une partie ; le reste demeure dans l’inconscient. Nous serions alors dupes d’une illusion comme celle de Spencer, qui a cru que l’intelligence était suffisamment expliquée quand on la ramenait à l’empreinte laissée en nous par les caractères généraux de la matière : comme si l’ordre inhérent à la matière n’était pas l’intelligence même ! On revient alors au mécanisme, en effet ; mais c’est à la condition de prendre le mot « corrélation » dans un sens nouveau, cette fois impropre au détail des explications. A l’aune de ces corrections, le péril annoncé semble bien moindre. Essayez, un moment, de vous intéresser à tout ce qui se dit et à tout ce qui se fait, agissez, en imagination, avec ceux qui agissent, sentez avec ceux qui sentent, donnez enfin à votre sympathie son plus large épanouissement : comme sous un coup de baguette magique vous verrez les objets les plus légers prendre du poids, et une coloration sévère passer sur toutes choses. Lorsqu’on discutait dans les écoles la question de l’immatérialité de l’ame par des raisonnemens directs, sans remonter aux principes, l’argumentation de Locke, qui n’était pas matérialiste, mais qui n’était pas spiritualiste non plus, consistait à soutenir qu’à la vérité nous ne savons pas que la matière pense, mais que nous ne savons pas davantage qu’elle soit incapable de penser, ou qu’il soit impossible à Dieu de la rendre intelligente. Voici maintenant ces maximes : 1° l’individu n’est pas responsable envers la société de ses actions, du moment où elles ne touchent les intérêts de personne autre que lui-même. Or, bien que l’homme, en philosophant, cultive des facultés dont il tient le germe de la nature, il est clair que la nature n’a point fait l’homme pour philosopher : ce sera, si l’on veut, la destinée de quelques individus, mais ce n’est assurément pas la destination de l’espèce. Ils sont d’ores et déjà identifiés et concernent la coopération scientifique et universitaire, la promotion des droits fondamentaux et de l’engagement citoyen, l’autonomisation des femmes et de la jeunesse, la reconstruction des filières agricoles et agroalimentaires, la coopération énergétique, le rapprochement de l’économie formelle et informelle par la promotion de l’économie sociale et solidaire, la sécurisation des investissements, le soutien aux PME, la protection civile, la dépollution de la Méditerranée ou encore l’accès aux soins pour tous. En tant qu’il travaille sur des concepts de relations, il aboutit au symbolisme scientifique.

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