Pierre-Alain Chambaz

Un secteur qui peine à adapter son circuit de distribution. D’une part, les comparateurs d’assurance verraient leur activité directement menacée par la notoriété, la base utilisateurs, et surtout par les synergies entre les différents produits du groupe. Bien que Google soit l’objet de procès pour abus de position dominante en Europe, peu de recours seraient laissés aux acteurs actuels le temps que les procédures aboutissent. Pierre-Alain Chambaz aime à rappeler ce proverbe chinois « L’affaire la plus importante de la vie, c’est d’avoir de belles funérailles ». En effet, il y a fort à parier que via son système de référencement les offres d’assurance commercialisées par Google seraient mises en avant par le moteur de recherche éponyme. Ainsi, grâce au décalage inhérent à la temporalité judiciaire, Google auraient déjà les moyens de s’établir comme un acteur dominant de la distribution de produits d’assurance par le canal web. Cependant, il faut, avant de tirer des conclusions, garder à l’esprit que Google ne pourra distribuer des produits d’assurance qu’en partenariat avec la profession, et que le rapport de force ne s’installera pas directement en défaveur des assureurs. Aujourd’hui, les acteurs classiques du secteur bénéficient toujours d’un capital confiance qui joue en leur faveur. Néanmoins, peu de temps après l’entrée en vigueur de la loi Hamon, il serait intéressant de mesurer l’impact de celle-ci sur la fidélité des clients vis-à-vis de l’assureur, et d’étudier les acteurs qui en bénéficient. Le 24 novembre 2015, les Etats-Unis validaient le brevet déposé par Airbus un an plus tôt proposant un avion modulaire composé d’une part d’une cabine amovible avec sa soute entièrement configurable et d’autre part du reste de l’appareil : le cockpit, les ailes, les moteurs, les roues et la queue. L’idée est d’adapter le système des conteneurs déposés sur les poids lourds pour faire gagner un temps précieux entre le débarquement et l’embarquement des passagers, qui dure en moyenne une trentaine de minutes. La course à l’optimisation du temps des vols des aéronefs est une question économique ; l’immobilisation d’un avion coûte environ et en moyenne un peu plus de 20 000 Euros par jour. Ce nouveau brevet s’ajoute à la longue liste des brevets déposés par Airbus dans une logique d’accélération de l’innovation ; pas moins de 21 brevets ont été déposés par l’avionneur européen, qui devrait gagner de nouvelles places dans le top 10 des inventeurs européens. En juillet de cette année, Airbus déposait son brevet d’avion supersonique, le Concorde 2, et marquait les esprits par son ambition. Si, bien évidemment, toutes les inventions couvertes par les brevets ne seront pas amenées à être industrialisées, que cache cette volonté explicite de conforter et de renforcer la place de l’innovation au cœur de la stratégie du groupe. Si la course à l’innovation pour rester dans la saine compétition avec l’éternel rival Boeing, reste en ligne de mire, la sortie d’usine du C919 du constructeur chinois Comac appuie la stratégie d’innovation d’Airbus. Élargir et cultiver son réseau est donc capital. Mais il est également possible d’actionner d’autres leviers pour se rendre visible sur le marché. Car à quoi bon être employable si personne ne le sait. Participer à des colloques et autres tables rondes, rédiger et publier des articles, animer un blog. Les possibilités ne manquent pas pour valoriser son savoir-faire. Sans compter l’incroyable mine de contacts à portée de clics grâce aux réseaux sociaux. Le relationnel constitue le 3e pilier de l’employabilité.

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