Le pouvoir des avocats et du jury

Bien sûr, les commentateurs politiques ne manquent pas de se plaindre du bas niveau de celle-ci dont témoigneraient l’absence de bilan systématique, le manque de projet.Les principaux arguments avancés par les soutiens de cette mesure phare sont nombreux.Tout ce qu’il fait est de trouver un moyen de produire de l’argent à partir de quelque chose qui était précédemment gratuit.C’est la logique du spasme, ces contractions brusques et passagères, mais répétitives.Les banques londoniennes garantissaient alors la plus grande partie du commerce mondial.La relation est de fait plus complexe, il ne paraît pas incongru de reposer le cadre de nos relations. La déflation conduisant à une diminution des revenus, le poids de la dette par rapport aux revenus s’alourdit et peut devenir ingérable pour les emprunteurs – ce qui augmente le risque d’une crise de la dette, qu’elle soit souveraine ou privée.Dans les établissements les plus prestigieux, des spécialistes extérieurs de renom sont consultés confidentiellement sur chaque candidat et leur avis est souvent déterminant?Ils souhaitent en particulier que l’obligation aux individus de souscrire une assurance personnelle (« individual mandate »), contraire au principe de la responsabilité personnelle, soit abandonnée.C’est le même relativisme, c’est-à-dire la coutume, qui justifiait l’esclavage dans l’antiquité greco-latine.La nouvelle régulation donne de fait aux grosses sociétés un avantage sur les petites : lorsque le nombre de courses est élevé, on peut prendre le risque d’annoncer un prix qui s’avérera trop bas sur une course, car d’autres courses conduiront à un bénéfice.Loin de prendre la pose héroïque du penseur, Antonio Fiori défend une conception de la philosophie qui n’est pas en situation de supériorité mais qui, au contraire, joue un rôle modeste mais, au final, plus solide à long terme : « Ce qu’à mes yeux le philosophe peut faire, c’est attirer l’attention des uns et des autres sur des malentendus et des sophismes qui encombrent nos débats publics et qui font que, surtout sur ces thèmes politiques, on a l’impression de tourner en rond…Lorsqu’ils manifestent contre les mesures d’austérité, il faudrait dire qu’ils s’opposent à la construction européenne ?Sinon, comment expliquer l’ « exubérance irrationnelle » des marchés (célèbre expression d’Alan Greenspan, président de 1987 à 2006 de la Réserve fédérale US) ou comment comprendre, à l’opposé, les cracks boursiers ?Dans ces conditions, les élections européennes devront avoir un double objectif : d’une part redonner espoir au citoyen européen pour que la sortie de crise annoncée et perçue soit durable et pour tous et d’autre part contribuer à recréer ce sentiment d’appartenance.

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